mardi 16 septembre 2008
Charlie Hebdo
La une du dernier Charlie m'éclate bien:

Le lien vers le journal: Charlie Hebdo
mercredi 23 mai 2007
La mère, Maxime Gorki
Je viens de terminer un livre qui m'a énormément plu:
La mère de Maxime Gorki
J'en cite un passage qui m'a marqué:
Le jour viendra, où les travailleurs de tous les pays lèveront la tète
et diront avec fermeté, c'est assez! Nous ne voulons plus de cette vie!
Alors croulera la puissance illusoire de ceux qui ne sont forts que par leur avidité,
la terre se derobera sous leurs pas et ils n'auront plus rien sur quoi s'appuyer!
Et un petit résumé:
"Russie, à l'aube de la Révolution.
Dans les ténèbres où souffle un vent glacial, des silhouettes
vagues errent au milieu de la neige, sans yeux, sans visage ; des
fantômes. Noyée dans un flot de fatigue, de violence quotidienne et
d'indifférence, la vie apparaît monotone. L'ouvrier meurt à petit feu
au labeur épuisant et les journées s'écoulent inlassablement au rythme
des sirènes de la fabrique.
Méfiance, prudence et hostilité, ainsi se dévoile l'extérieur. « Notre vie, c'est la nuit, une nuit sombre. »
Mais à l'intérieur d'une maison, une petite flamme s'éveille
diffusant un peu de chaleur dans les coeurs engourdis. La mort délivre
une mère de famille de la violence en emportant Vasslov le serrurier.
Seule avec son fils, la Mère rouvre les yeux et à quarante ans découvre
le monde. C'est la vie qui renaît.
Ce fils, Nilovna s'émerveille à le regarder grandir et le découvre
: élancé, taciturne, un regard sombre et grave. Mais la voie qu'il
choisit éveille chez elle un sentiment où se mêlent terreur et
fascination.
Des questions sont murmurées, le vent de la révolte gronde.
Pourquoi la vie ? Pourquoi le malheur ? Qui sommes-nous ? L'ouvrier
russe prend peu à peu conscience de sa condition injuste et de
l'exploitation de sa classe. Riskine, « le Directeur », Kraïnov...
Pourquoi seraient-ils plus hauts placés que d'autres ?
Paul lit des livres interdits. Nous devons savoir, nous devons
apprendre. Lui et ses amis se rassemblent secrètement pour parler, pour
comprendre. « Nous sommes des socialistes... » Dans toute la Russie,
d'autres personnes les imitent. « Vive le Parti ouvrier
social-démocrate, notre Parti, camarades... » Ils ne sont pas seuls car
leur chemin est celui de « la vérité ».
Le récit s'attache essentiellement aux regards, aux tonalités de
la voix... Plus que les paroles prononcées, c'est le langage du corps
qui s'exprime. Et il ne peut mentir. La mère à peur, elle s'inquiète,
pour tous ces visages souriants, tous ses enfants : Paul, le Petit
Russien, Sandrine, Natacha, Nicolas, Iégor, Théo Mazine, Samoïlov,
Vessovchikov...
Nilovna, entrant dans le milieu du militantisme marxiste,
s'initie à la théorie de la Lutte des classes et se positionne en
faveur des plus démunis.
Perquisitions, distributions de tracts, manifestations, prison...
Le processus est lancé, L'Internationale ébranlent ses terres et la
Russie s'enflamme : « Et qui éteindra cet amour, qui ? Est-il une force
plus haute capable de le vaincre ? C'est la Terre qui l'a engendré et
toute la vie veut sa victoire... Toute la vie ! »
Par amour pour son fils, face aux arrestations et aux
déportations, Nilovna reprendra son combat jusqu'au don total de soi :
« On ne tue pas... une âme ressuscitée. »
Ce livre est le coeur d'une mère ; un coeur qui pleure, qui gémit,
qui aime et qui saigne ; un coeur qui à peur, qui s'étouffe, qui hait
et se consume, qui frémit, s'enflamme... C'est un coeur qui bat.
Et chaque battement rythme les phrases, exprimant ce dont même les
mots sont incapables. Les paroles s'effacent pour laisser place à leur
puissance, à leur vérité immaculée.
Ce livre n'est pas destiné à l'esprit, non, il va au coeur."






